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Membre de l'Académie impériale de médecine,

de la Soriété philomatique de Paris,
correspondant de l'Académie des Curirus de la Nature, de l'Institut de Bologne,
de l'Academie des sciences de Turin, des Sorirtes des sciences naturelles et médicales de Frihourg,

de Francfort-sur-le-Mein, de Liége, de Stockholm, de Vienne, etc.

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1859

DU SANG

e sang emprunte aux voies digestives des substances déjà élaborées, et au milieu iant, de l’ocygène, agent nécessaire de toutes les réactions physico-chimiques économie. En même temps il reçoit les produits ultimes des métamorphoses i nutrition, qui doivent être rejetés au dehors : les liquides sont charriés vers livers émonctoires de l'organisme, les gaz s'échappent par les surfaces respires. — Ainsi le sang, avec sa constitution complexe, représente un fluide à la réparateur et épurateur, sans cesse renouvelé d'un côté à mesure qu'il est uit de l'autre ; c'est le milieu dans lequel s'accomplissent tous les phénomènes tiels de la nutrition.

écédemment, en traçant l'histoire de la respiration, nous avons dû, à propos échange de gaz qui s'opère durant le contact médiat de l'air et du sang, étula constitution normale de ces deux fluides: la composition chimique du sang

est déjà connue (*). ins cette dernière élude, après le dénombrement des matières ou des éléis signalés jusqu'à ce jour par les chimistes, nous avons essayé de remplir une - difficile : celle de grouper des substances aussi nombreuses, d'après leur re, leurs analogies, leur origine et leur destination, en nous appliquant surà distinguer les parties réellement constituantes du sang de celles qui ne sont cessoires. us avons également fait connaître (p. 493) les gaz contenus dans le sang, et sé les caractères différentiels du sang veineux et du sang artériel (p. 496). i étudiant l'action de la respiration sur le sang, nous avons examiné le gement de coloration que la respiration détermine dans ce liquide, et lâché nétrer le mécanisme de ce changement (p. 580 et suiv.). C'est surtout en int de la nutrition qu'il y aura lieu de s'occuper d'autres modifications que

le sang, dans les divers points du trajet circulatoire, par suite de l'action ngée de l'oxygène. fin, dans notre précédente analyse des théories physico-chimiques des phénes respiratoires, a été signalé le rôle des principaux éléments du sang l'absorption ou le dégagement des gaz de la respiration (**).

ur compléter l'histoire du sang, il reste à exposer les notions que la science de sur la constitution physique, sur les caractères physiologiques de cet im

Voir plus haut, p. 481 et suiv.
Ibid., p. 592.

LONGET, PHYSIOLOG., T, I,

B. 44

portant l'ide. puis à alder fra sen de dit regis questions intimernent liées à une parrilestudo

supue, chez un anime? rerébré, on oivre une seine ou une artère, il s'en écroule du ving, c'est-à-dire en liquide d'une couleur rouge brun ou rouge Sermeil, d'ope odeur caractér stique et differente suivant l'espre animale, d'une saveur salée, un peu pausbeuse, et d'une réaction toujours alcaline.

On peut, dans l'état de vie, considérer le sang comme formé d'une portion Muide, le plasma 'liguur du s'mg), et d'une portion solide, elle-meme composée d'une multitude de petits corps qui, nageant dans ce plasma, sont entrainés avec lui dans le torrent circulatoire.

Quant à la partie liquide du sang visant, on plas na, ici bornons-nous à rappeler qu'a l'aide de l'eau, elle tient en dissolution, ou bien en suspension, de nombreux éléments qui nous sont déjà connus, tels que : des substances albuminoides, grasses et sucrées; - des matières extractives; de l'urée ; – des acides organiques en combinaison avec la soude; - des gaz; – de la soude libre: – puis enfin des sels minéraux, la plupart essentiels à l'organisme et communiquant au sang des propriétés chimiques et organoleptiques particulières. (Voir plus haut, p. 483 et suis.)

C'est de la partie solide du sang, c'est-à-dire de ses corpuscules microscopiques ou globules, que nous allons nous occuper tout d'abord.

I. - Les observations faites par Swammerdam (1), en 1658, sur les corpuscules do sang de grenouille, paraissent être le premier essai de l'application du microscope à l'étude de ce liquide. Le travail de Swammerdam n'était point encore publié, quand, en 1661, Malpighi (2) signala, dans le sang du hérisson, la présence de particules solides qu'il considéra comme formées de graisse. Douze ans après, Leeuwenhoek (3) fit paraître sur le même sujet des recherches plus précises et plus étendues qui marquent réellement une époque dans l'histoire physique du sang. Cet illustre observateur, portant à la fois ses investigations sur l'homme et sur beaucoup d'animaux, annonça que les innombrables corpuscules qu'on voit nager dans un fluide hyalin (le plasma) sont sphériques chez l'homme et les mammifères; aussi leur réserva-t-il le pom de globules. Ni leur forme ovalaire chez Jes oiseaux, les reptiles et les poissons, ni la présence d'un noyau intérieur, n'échappèrent à son examen. Ultérieurement, Sénac (') établit que, chez les mammifères, les corpuscules du sang sont lenticulaires ou aplatis au lieu d'être sphériques, comme l'avait cru Leeuwenhoek. Un peu plus tard, Muys (5) lit cette remarque importante que l'eau pure finit par dissoudre les globules sanguins des mammifères, remarque antérieure aux travaux de Hewson (6). Enfin, vers 1770, ce dernier expérimentateur publia sur les propriétés physiques du sang des observations nouvelles et pleines d'intérêt : il reconnut l'existence d'un noyau et d'une enveloppe, étudia les effets de

(1) De sanguinis circuitu in rana adulta (Bibl. natur., 1738, t. II, p. 835;.

(2) Exercitatio de omento el adiposis ductibus. Bologne, 1661, in:12. - Oper. omn., 1. II, Leyde, 1687, in.l.

(3) Philos. Transact., 1674, p. 23. Opera omnia, seu arcana natura detecta, t. I, passim ; t. II, p. 87, 88, 161; t. IV, p. 213, 225, epist. 128. Leyde, 1719 à 1722.

(4) Traité de la structure du caur, 2e édit, Paris, 1777, t. II, p. 276. (5) Musculorum artificiosa fabrica. Leyde, 1751, p. 300.

(6) Philos. Transact., 1770 et 1773, Experim. Inquiries, etc., part. III. Londres,

la dessiccation, des acides, des alcalis, sur la forme, le diamètre et la structure des corpuscules sanguins; il fit voir aussi que l'eau les rend sphériques d'aplatis qu'ils étaient; enfin Hewson insista sur la nécessité d'employer du sérum ou de l'eau légèrement salée pour la dilution de la gouttelette de sang qu'on soumet à l'observation.

Comme résultats propres aux observateurs de la fin du siècle dernier, nous rappellerons aussi que Spallanzani (1), un des premiers, a constaté qu'il existe chez les salamandres, outre les corpuscules rouges ou elliptiques, d'autres corpuscules qui sont sphériques et blancs, et auxquels il assigne une origine lymphatique. Leur présence fut également reconnue par Hewson (2), qui les assimila aux noyaux des globules rouges. Mais cette particularité semblait à peu près oubliée, quand, de nos jours, Wedemeyer, et surtout J. Müller (3), vinrent la rappeler à l'attention des investigateurs. Depuis lors, ces globules blancs furent rapportés au moins à deux espèces, et retrouvés non-seulement dans le sang des grewouilles et des salamandres, mais encore dans celui de tous les animaux à vertèbres.

L'étude microscopique du sang tient aujourd'hui une place considérable dans l'histoire de ce fluide : des observateurs modernes en ont fait l'objet de nombreux travaux, auxquels nous aurons à emprunter surtout les résultats offrant de l'intérêt comme applications à la physiologie.

Cette étude devra porter successivement sur les globules du sang chez les vertébrés et les invertébrés.

A. - Globules du sang chez les vertébrés. - Si l'on dépose une goutte de sang sur une lame de verre, et si, sur cette goutle, on applique une autre lame de verre très-mince, on voit bientôt le liquide glisser entre ces deux lames; le microscope fait alors découvrir une quantité considérable de corpuscules ou globules, variables de couleur, de forme, de volume, et généralement divisés en globules rouges, globules blancs et globulins.

Globules rouges. - Les globules rouges du sang, incomparablement plus nombreux que les autres, constituent les globules proprement dits. C'est pour eux qu'ont été créées les différentes dénominations de lentilles rouges, particules rouges du sang (Sénac) (4); disques annulaires du sang (Della Torre) (5), hématies (Gruithuisen) (6), cellules colorées du sang (Schwann) (7), corpuscules colorés du sang (Henle) (8), etc. Ce sont eux qui donnent au sang sa couleur rouge.

Chez l'homme, la forme des globules rouges du sang est celle de petits disques circulaires, aplatis, plus épais à leur bord qu'au centre, qui est déprimé. Suivant Mandl (9), l'épaisseur, du bord constituerait à peu près le quart ou le cinquième de la largeur du globule. Regardée tour à tour par les micrographes comme une saillie ou comme une dépression, la partie centrale, on le sait aujour

(1) Dell' asione del cuore ne' vasi sanguini nuove osservazioni. Modena, 1768.

(2) Works complete. Edited with an Introduction and Notes by Gulliver.(Sydenham Soc. publ.) London, 1846, p. 82.

3) Journal de POGGENDORF, 1832. - Ann. des sciences nat., 2° série, 1934, 1, 1, p. 344. (6) Ouvr.cit. (5) Vuori osserracioni microscopiche. Napoli, 1776. (6) Beiträge sur Physiognosie., etc. München, 1812, in-8, S80, p. 62. (9) Mikroskopische Untersuchungen, etc. Berlin, 1838, in-8. (8) Traité d'anal. générale, t. I, p. 437, trad. do Jourdan, 1843. (9) Manuel d'anatomie générale, 1843, p. 247,

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