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disastrous blow to all advancing civilisations, that it ought, as Mr. Balfour said in his Newcastle speech, to be “impossible.” That it will, and must, be avoided is the resolute conviction of all who realise what it means and what it would involve. But if it is to be placed among the category of impossibilities, the English nation must take care that its rulers approach it not only with the determination to defend the interests of the Empire, but with a disposition to meet the legitimate demands of American public opinion. After all, the principle of arbitration is one which is quite as dear to Englishmen as to any other people ; and Lord Salisbury will add immeasurably to his reputation if he is able to give practical effect to the earnest desire of the Americans to have arbitration formally recognised, once for all, as the only possible method for the settlement of disputes in which the states and governments of their Continent may be concerned.

HENRY NORMAN.

Editor : F. ORTMANS.

“PAS DANS LE TRAIN.”

I.

DANS UNE VILLA DE BIARRITZ.
UN PETIT SALON ASSEZ MAL MEUBLÉ.

JACQUES DE LOUVILLE, 23 ans. Court, trapu, solide. Très

bon air, mais aucune élégance naturelle. A le tort de vouloir être chic quand même. S'habille avec recherche, à moitié à l'anglaise, à moitié 1830, et arrive à un ensemble désastreux. Au fond, un bon garcon ; au dehors, un poseur. Pas de jugement, mais de la gaîté et de l'humour. Santé

adınirable. (Il pose la tasse dans laquelle il vient de boire.) – Cristi ! ce que le café est mauvais !... (Après une seconde de réflexion) c'est comme le thé, d'ailleurs !... HÉLÈNE DE LOUVILLE, 21 ans. Grande, svelte, infiniment

élégante. Les yeux bleus. Les cheveux noirs. La peau rose et transparente. Très belle ; jolie aussi. Un type grec et un air gamin. Tout à fait surprenante et étrange. Du bon sens et de l'esprit.

Et comme le reste !... (Elle rit.) MME DE LOUVILLE, 45 ans. La belle femme qui s'empâte, et qui

lutte de toutes ses forces pour prolonger encore quelque temps sa beauté. Normande pur sang. Sotte, vaniteuse et finaude,

mais pas le sens commun. (Elle regarde ses enfants d'un air furieux.) -- Alors, vous trouvez que tout est mauvais ?...

JACQUES et HÉLÈNE (avec âme). — Oh, oui !...

MME DE LOUVILLE. — Vous ne vous attendez pas, je présume, à boire après chaque repas de l'essence de café ?...il est impossible, au prix où sont les choses, de vivre confortablement avec ce que nous avons...

HÉLÈNE. - Et pourquoi donc ça, je te prie ?... à t'entendre, on nous prendrait toujours pour des mendiants !...

MME DE LOUVILLE. Dame !...

HÉLÈNE. - Comment ?..."Dame"?... Jacques a quatre cents mille francs de papa, j'ai autant que lui, et toi, tu as autant que nous deux !... ça fait un million deux cents mille francs à nous trois !... il me semble que, avec ça, nous pourrions boire autre chose que de l'eau tiède, n'est-ce pas ?...

JACQUES (conciliant). -- Mon Dieu !... je ne sais pas !... je, évidemment, je... (Il bafouille).

HÉLÈNE (riant). Tu n'aimes pas l'eau chaude, mais ce que tu aimes avant tout, c'est ta tranquillité ?... c'est bien ça, n'est-ce pas ?...

MME DE LOUVILLE. Hélène! va donc t'habiller au lieu de discourir !...

HÉLÈNE (regardant la pendule). — Mais j'ai tout le temps !... la partie ne commence qu'à quatre heures... et il est une heure et demie...

MME DE LOUVILLE. Je ne m'occupe pas de ton tennis... mais seulement de ton mariage, tu le sais bien ?...

HÉLÈNE. - Je le sais !... tu t'en occupes même beaucoup trop à mon gré...

MME DE LOUVILLE (inquiète). — Ah !...

HÉLÈNE. Oui !... tu as positivement l'air de m'offrir au tiers et au quart... et ça ne me va pas.... (Sérieuse) Tu entends ?... pas du tout !...

MME DE LOUVILLE. — Qu'appelles-tu le tiers et le quart?...

HÉLÈNE. - Mais... par exemple, monsieur Dulac, pour qui tu es d'une amabilité... ridicule...

MME DE LOUVILLE. Il est charmant !... [Mme de Louville se met à lire avec affectation le Gaulois.

Jacques regarde attentivement les miettes de sucre fondu

collées au fond de sa tasse.] UN DOMESTIQUE. --- Monsieur Tom Dulac demande si madame la marquise reçoit ?...

MME DE LOUVILLE. Mais oui... certainement !...

HÉLÈNE. - - Ah ! c'est pour ça que tu, voulais m'envoyer m'habiller ?... (Elle prend un livre et son ouvrage et se dirige vers une porte.)

MME DE LOUVILLE. Où vas-tu ?...

HÉLÈNE. --- Eh bien, m'habiller !... (Elle disparaît au moment précis entre Tom Dulac.)

MME DE LOUVILLE. Comme c'est aimable à vous de venir nous voir !...

TOM DULAC, 25 ans. 30 millions. Petit. Assez bien tourné.

Trop bien habillé. Pas bête, mais très snob. Très convaincu que tout s'achète, pourvu qu'on sache yinettre le prix. Un peu trop épris de sa petite personne. Le point de mire de toutes les mères, de toutes les filles, de beaucoup de femines, et de tous les pannés de tous les mondes. [Est, pour l'instant, en train de devenir amoureux d'Hélène de Louville, à tel point qu'il se demande s'il ne fera pas la sottise de l'épouser.]

Tout le plaisir est pour moi, madame... JACQUES (lui tendant la main). -- Ça va bien, depuis ce matin ?...

Tom DULAC (regard inquiet). - Mademoiselle de Louville n'est pas là ?...

JACQUES. -- Non... elle...

MME DE LOUVILLE (lui coupant la parole). -- Elle va venir... (A Jacques) Va prévenir ta seur que M. Dulac est là...

JACQUES (se levant). ---- Oui, m'man !... (d lui-même) je la connais, elle voudra pas venir !... elle a peur que m'man fasse l'article...

MME DE LOU'VILLE (à Tom Dulac). Je regrette que vous ne soyez pas arrivé un instant plus tôt... Hélène chantait... vous auriez entendu sa jolie voix...

TOM DULAC. Mademoiselle de Louville chante?... je ne le savais pas !...

MME DE LOUVILLE. - Non seulement elle chante, mais elle est musicienne comine personne... et elle comprend n'importe quelle musique... elle vous chantera indifféremment Parsifal... vous connaissez ?...

TOM DULAC. Non, madame... non...

NO. II.

8

MME DE LOUVILLE. --- Moi non plus !...C'est de Wagner... c'est très beau !... Eh bien, elle vous chantera Parsifal ou les chansons d'Yvette, au choix...

Tom DULAC (poli). -- C'est charmant !...

MME DE LOUVILLE. - C'est idéal !... d'autant plus, qu'elle chante avec une gaité, un entrain... Ah ! on ne se doute guère en voyant Hélène dans le monde, de ce qu'elle est dans la vie intime !...

Jacques (qui est rentré ; à lui-même). -- Quand je le disais, qu'elle allait faire l'article !... c'est pas l'embarras !... si ça pouvait s'arranger, ce mariage là, ça serait rudement gentil !...

MME DE LOUVILLE (à Jacques). Eh bien, ta seur ?...
JACQUES ----Sortie, m'man !...
MME DE LOUVILLE. -- Comment, sortie ?...

JACQUES. Elle est allée chez les Lizy pour savoir l'heure du tennis...

MME DE LOUVILLE (à Tom Dulac). Vous allez en étre aussi, du tennis ?...

TOM DULAC. ---- Probablement...

MME DE LOUVILLE. Vous aimez ça ?... c'est comme Hélène... elle raffole du tennis... c'est un si joli jeu !...

Tom DULAC. – Oh ! je n'aime pas particulièrement le tennis... je prends ça à défaut d'autre chose... j'aime tous les sports...

MME DE LOUVILLE. C'est comme Hélène !... c'est sa vie, les sports .... (Jacques la regarde d'un air étonné) elle sacrifie même la musique au sport... oui... ainsi, tout à l'heure, elle était là, à chanter, n'est ce pas...

JACQUES (à lui même). -- Elle était là à raccomoder mes bas de bicyclette !... Elle a de l'imagination, maman !...

Tom DULAC.--J'ai eu le regret de ne pas entendre mademoiselle de Louville...

MME DE LOUVILLE. Parbleu !... elle a quitté son piano pour aller chez les petites Lizy savoir à quelle heure on joue... ...elle ne voulait pas perdre une minute de la partie...

Tom DULAC (à Jacques). -- Vous jouez aussi, Louville ?... JACQUES.

MME DE LOUVILLE (vivement). — Il a promis à Miss Salykok d'être de son jeu...il ne peut pas manquer...

Xon... je...

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