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Allemands ne seraient pas disposés à recevoir, n'affaiblirait pas tel parti qui pourrait se trouver à Versailles en faveur de la modération; qu'en ce qui concernait les propositions que le duc de Broglie pourrait faire, je n'hésitais pas à lui répondre qu'elles seraient examinées par mes collègues dans un esprit très-amical et avec le vif désir de faire tout ce qui serait pratiquement utile.

Je priai Son Excellence de me dire en quoi il pensait que nous pourrions assister la France dans la question financière.

Le duc de Broglie me répondit que ce qu'il nous demandait de faire, c'était d'obtenir de l'Allemagne que l'armistice fût prolongé, afin que les négociations ne fussent pas écartées de la connaissance de l'Europe, et que, en second lieu, nous offrissions un arbitrage sur

ontant de l'indemnité, laquelle était un objet d'importance pour les vainqueurs et les vaincus et une question d'un grand intérêt pour tous les pays commerciaux, auxquels la perturbation financière occasionnée par une somme excessive pourrait porter un grand préjudice.

Je lui promis de soumettre la question à mes collègues et le duc de Broglie se réserva le droit d'en appeler à nous au sujet des conditions territoriales et politiques.

Votre Excellence sait déjà qu'un conseil a été immédiatement convoqué au sujet des communications que m'avait faites le duc de Broglie. J'ai informé celui-ci qu'en ce qui regarde la première proposition, que le Gouvernement de la Reine pressât l'Allemagne de prolonger l'armistice dans le but déclaré par Son Excellence, le Cabinet était d'avis qu'une pareille démarche n'atteindrait pas le but que Son Excellence avait en vue; mais que le Gouvernement de la Reine, par une dépêche à lord A. Loftus (dont j'ai communiqué copie à Votre Excellence et au duc), avait donné la substance de la seconde proposition que nous avait faite l'ambassadeur de France, à l'effet d'arriver à un arrangement satisfaisant pour le montant de l'indemnité à payer par la France.

J'ai ensuite fait remarquer au duc de Broglie, qu'en chargeant notre ambassadeur à Berlin d'adresser des représentations à l'Allemagne au sujet du montant de l'indemnité demandée à la France et d'offrir nos bons offices dans un esprit amical envers les deux parties, le Gouvernement de la Reine avait été guidé par le désir que Son Excellence avait si fortement exprimé de la part du Gouvernement français; et j'ajoutai qu'en outre, dans la soirée du 24, j'avais prié le comte de Bernstorff de faire connaître, comme je l'avais fait moi-même à M. Odo Russell, à Versailles, par télégraphe, la substance de ma dépêche à lord A. Loftus.

J'ajoutai aussi un mot de réponse à une observation qui m'avait été faite sur l'importance du temps. Comme Son Excellence était arrivée seulement le 24 au matin; comme je l'avais vue à dix heures et l'avais présentée à la Reine à une heure et demie; comme, ensuite, il était devenu nécessaire pour moi de consulter mes collègues, dans un conseil convoqué à cet effet, sur les sujets qu'il avait traités et enfin, comme à la suite de ce conseil j'avais immédiatement pris des mesures pour faire une représentation au cabinet allemand, j'ajoutai, dis-je, que je considérais que j'avais ainsi prouvé combien le Gouvernement, non moins que Son Excellence, comprenait parfaitement l'importance d'agir sans retard. Recevez, etc.

Signé : GRANVILLE.

N° 1416.

convention POUR L'OCCUPATION D'UNE PARTIE DE PARIS PAR LES

TROUPES ALLEMANDES.

Versailles, le 26 février 1874.

Art. 1o. - Les troupes allemandes, à partir de mercredi, før mars prochain, à dix heures du matin, occuperont la partie de Paris située sur la rive droite de la Seine qui est comprise entre ce fleuve, l'enceinte depuis le Point-du-Jour jusqu'à la porte des Ternes, la rue du Faubourg-Saint-Honoré jusqu'à la rue des Champs-Elysées, le Garde-Meuble, le Ministère de la marine et le jardin des Tuileries. Les bâtiments des vivres militaires situés dans cet espace, au bord de la Seine, ainsi que les rues conduisant au pont de l'Alma et au pont d'Iéna, sont exceptées de l'occupation par les troupes allemandes.

Art. 2. - Le passage des lignes ci-dessus indiqué est formellement interdit aux gens armés des deux côtés. Néanmoins, la circulation restera libre pour toute personne non militaire et non armée.

Art. 3. Toute facilité sera donnée aux troupes allemandes pour visiter, en dehors de leur rayon d'occupation, les galeries du Louvre et l'hôtel des Invalides. Les détails de ces visites seront réglés, d'un commun accord, par les autorités militaires allemandes et françaises. Il est entendu que les soldats y paraîtront sans leurs fusils et seulement sous la conduite d'officiers.

Art. 4. - Les troupes allemandes seront logées, partie dans les bâtiments publics, partie chez les habitants. Une commission mixte,

composée des délégués des municipalités et d'un ou de plusieurs officiers de l'état-major allemand, se réunira le 25 de ce mois, à deux heures de l'après-midi, au pont de Sèvres, pour convenir des détails du logement des troupes.

Art. 5. Les soldats logés dans Paris seront nourris par les soins des autorités militaires allemandes. Signé : DE MOLTKE.

Signe : DE VALDAN.

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L'entrée des troupes allemandes a été réglée entre l'autorité militaire française et l'autorité militaire allemande. Cette entrée aura lieu mercredi, 1" mars, à dix heures du matin. L'armée allemande occupera l'espace compris entre la Seine et la rue du FaubourgSaint-Honoré, à partir de la place de la Concorde jusqu'au quartier des Ternes.

L'effectif des troupes introduites ne dépassera pas trente mille hommes. L'évacuation aura lieu immédiatement après la ratification des préliminaires par l'Assemblée nationale.

La commission nommée par la Chambre pour assister les négociateurs part aujourd'hui pour Bordeaux. La discussion commencera de suite. L'armée allemande pourvoira elle-même à sa subsistance et ne fera aucune réquisition. Les soldats seront, autant que possible, logés dans les bâtiments de l'État. L'armée française occupera la rive gauche de la Seine. Nul ne pourra se présenter en armes ni en uniforme sur le terrain occupé par les troupes allemandes.

Le Gouvernement fait appel à votre patriotisme et à votre sagesse; vous avez dans vos mains le sort de Paris et de la France elle-même. Après une résistance héroïque, la faim vous a contraints de livrer vos forts à l'ennemi victorieux.

Les armées qui pouvaient venir à votre secours ont été rejetées derrière la Loire. Ces faits, incontestables, ont obligé le Gouvernement et l'Assemblée nationale à ouvrir des négociations de paix. Pendant six jours, vos négociateurs ont disputé le terrain pied à pied. Ils ont fait tout ce qui était humainement possible pour obtenir les conditions les moins dommageables.

faite sur l'importance du temps. Comme Son Excellence était arrivée seulement le 24 au matin; comme je l'avais vue à dix heures et l'avais présentée à la Reine à une heure et demie; comme, ensuite, il était devenu nécessaire pour moi de consulter mes collègues, dans un conseil convoqué à cet effet, sur les sujets qu'il avait traités et enfin, comme à la suite de ce conseil j'avais immédiatement pris des mesures pour faire une représentation au cabinet allemand, j'ajoutai, dis-je, que je considérais que j'avais ainsi prouvé combien le Gouvernement, non moins que Son Excellence, comprenait parfaitement l'importance d'agir sans retard. Recevez, etc.

Signé : GRANVILLE.

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CONVENTION POUR L'OCCUPATION D'UNE PARTIE DE PARIS PAR Les

TROUPES ALLEMANDES.

Versailles, le 26 février 1874.

Art. 1". Les troupes allemandes, à partir de mercredi, 1'r mars prochain, à dix heures du matin, occuperont la partie de Paris située sur la rive droite de la Seine qui est comprise entre ce fleuve, l'enceinte depuis le Point-du-Jour jusqu'à la porte des Ternes, la rue du Faubourg-Saint-Honoré jusqu'à la rue des Champs-Elysées, le Garde-Meuble, le Ministère de la marine et le jardin des Tuileries. Les bâtiments des vivres militaires situés dans cet espace, au bord de la Seine, ainsi que les rues conduisant au pont de l'Alma et au pont d'Iéna, sont exceptées de l'occupation par les troupes allemandes.

Art. 2. - Le passage des lignes ci-dessus indiqué est formellement interdit aux gens armés des deux côtés. Néanmoins, la circulation restera libre

pour toute personne non militaire et non armée. Art. 3. Toute facilité sera donnée aux troupes allemandes pour visiter, en dehors de leur rayon d'occupation, les galeries du Louvre et l'hôtel des Invalides. Les détails de ces visites seront réglés, d'un commun accord, par les autorités militaires allemandes et françaises. Il est entendu que les soldats y paraîtront sans leurs fusils et seulement sous la conduite d'officiers.

Art. 4. – Les troupes allemandes seront logées, partie dans les bâtiments publics, partie chez les habitants. Une commission mixte,

composée des délégués des municipalités et d'un ou de plusieurs officiers de l'état-major allemand, se réunira le 25 de ce mois, à deux heures de l'après-midi, au pont de Sèvres, pour convenir des détails du logement des troupes.

Art. 5. - Les soldats logés dans Paris seront nourris par les soins des autorités militaires allemandes. Signé : DE MOLTKE.

Signe : DE VALDAN.

N° 1117.

PROCLAMATION DU POUVOIR EXÉCUTIF A LA POPULATION PARISIENNE.

Paris, le 26 février 1871.

L'entrée des troupes allemandes a été réglée entre l'autorité militaire française et l'autorité militaire allemande. Cette entrée aura lieu mercredi, 1" mars, à dix heures du matin. L'armée allemande occupera l'espace compris entre la Seine et la rue du FaubourgSaint-Honoré, à partir de la place de la Concorde jusqu'au quartier des Ternes.

L'effectif des troupes introduites ne dépassera pas trente mille hommes. L'évacuation aura lieu immédiatement après la ratification des préliminaires par l'Assemblée nationale.

La commission nommée par la Chambre pour assister les négociateurs part aujourd'hui pour Bordeaux. La discussion commencera de suite. L'armée allemande pourvoira elle-même à sa subsistance et ne fera aucune réquisition. Les soldats seront, autant que possible, logés dans les bâtiments de l'État. L'armée française occupera la rive gauche de la Seine. Nul ne pourra se présenter en armes ni en uniforme sur le terrain occupé par les troupes allemandes.

Le Gouvernement fait appel à votre patriotisme et à votre sagesse; vous avez dans vos mains le sort de Paris et de la France elle-même. Après une résistance héroïque, la faim vous a contraints de livrer vos forts à l'ennemi victorieux.

Les armées qui pouvaient venir à votre secours ont été rejetées derrière la Loire. Ces faits, incontestables, ont obligé le Gouvernement et l'Assemblée nationale à ouvrir des négociations de paix. Pendant six jours, vos négociateurs ont disputé le terrain pied à pied. Ils ont fait tout ce qui était humainement possible pour obtenir les conditions les moins dommageables.

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