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roman

la Monarchie austro-hongroise, description dé M. Wilhelm Meyer dans son récent volume sur taillée et illustrée de l'Autriche-Hongrie, publi les origines de la terre et des choses terrestres cation de très longue haleine dont quelques volu (Die Entstehung der Erde und des Irdischen, un mes seulement ont paru (à Vienne, chez l'éditeur vol. in-8 de quatre cents pages, chez Hermann A. Holder) et dont le prince Rodolphe était à la Paetel, à Berlin. et J. Peelman et Cie, 189, bou. fois l'inspirateur, le protecteur énergique et le levard Saint-Germain, à Paris). » collaborateur assidu. Le comité, après avoir Ajoutons à cette nomenclature raisonnée l'anplacé l'ouvre sous les auspices de la princesse nonce d'une nouvelle revue typographique : Stéphanie, veuve du prince Rodolphe, a résolu Technische Jahrbuch für den Buch-und Kunstdruck de remettre à plus tard la partie de l'édition hon (Revue de la librairie et de l'imprimerie), publiée groise qui devait, avec le comité de Pesth, contenir et imprimée à Salzbourg, Autriche, sous la direcla description de Göjöllö, réservée par le prince

tion de M. Anton Halanska. Rodolphe, dont il n'avait pas remis le manuscrit. Le comité a résolu également en principe d'écrire

Angleterre. La Société des anciens textes une biographie très complète du prince, sans toutefois arrêter aucune époque pour ce travail.

anglais (Early English Text Society) vient de Il va de soi que la Monarchie austro-hongroise

mettre en distribution, parmi ses membres, la n'en marchera pas avec moins de régularité vers

première partie du Canterbury Psalter, édité par son achèvement.

Mr. F. Horsley, d'après le manuscrit unique

conservé à Trinity College, Cambridge (circa 1150), « Nouveaux périodiques. — La croisade prêchée

et la quatrième partie du Bruce de Barton, édité contre l'esclavage par Mgr Lavigerie, et soutenue par Mr. Skeat. avec tant d'énergie par le gouvernement allemand, a son contre-coup dans le monde des lettres et La maison Macmillan et Cie, de Londres, a fait sortir de terre des publications comme Die

publié, pendant le mois de février : Natural Inkatholische Welt, revue bi-mensuelle rédigée par

heritance, par Francis Galton, Neighbours on the plusieurs membres du clergé archiepiscopal de Green, nouveau

en trois volumes de Cologne et éditée par A. Riffarth, et Gott will es! Mrs. Oliphant, un choix d'études lues à la (Dieu le veut!), bi-mensuel égament.

« Wordsworth Society

par Mr. William « Dans le domaine littéraire, une nouvelle Knight et réunies sous le titre de W’ordsworthrevue intitulée Litterarische Correspondenz und

iana, the Critical Period in American History kritische Rundschau, dirigée par H. Thoin, éditée (1783-1789), par John Fiske, et le premier vopar Armin Boumann, à Leipzig, se propose de lume de la série que nous avons annoncée : renseigner ses lecteurs autant sur les hommes English Men of Action. Ce volume est consacré, que sur les cuvres.

comme on le sait, au général Gordon, et dû au « Enfin, parmi les publications de vulgarisa

colonel sir William Butler. Il a été suivi de tion scientique, une revue mensuelle, Himmel Henry the Fifth, par le révérend A. J. Church; und Erde, éditée avec un luxe de bon goût par en mai paraîtra Lord Laurence, par sir Richard Hermann Paetel, de Berlin, a pour rédacteur en Temple, et en juin Wellington, par Mr. George chef depuis sa fondation, qui date à peine, M. Wil Hooper. helm Meyer, astronome distingué et président de la Société berlinoise Urania, dont la présente revue Mr. D. G. Ritchie, de Jesus College, Oxford, est l’organe officiel. L'Urania a pour objectif de prépare un volume de lettres écrites par Mrs. « populariser les sciences naturelles et de répan- Carlyle et dont la plupart sont inédites. dre dans la mesure de ses forces les jouissances que procure la connaissance de la nature »; ce

- Mr.G.F.Warner, du British Museum, prépare, programme s'applique naturellement à Himmel

pour le Roxburghe Club, une édition des voyages und Erde (Ciel et Terre) qui est un des moyens

de Mandeville. Il a récemment distribué the Mimis en æuvre par la Société pour arriver à son

roure of Mans Saluacione, édité par Mr. Alfred but. La rédaction est de premier choix, à en

H. Huth, et qui est une traduction anglaise du juger par la liste des collaborateurs, dont la plu

xv° siècle du Speculum Humanæ Salvationis. Le part ont des noms bien connus du monde savant.

manuscrit de cette traduction est unique. Il ne reste qu'à souhaiter à ces honorables de ne point perdre de vue le côté de vulgarisation que doit avoir la publication, et qu'a su ménager - La Spenser Society annonce une nouvelle avec beaucoup de tact leur rédacteur en chef, série dont le premier volume sera le Polyolbion

de Druyton, avec le titre gravé, le portrait du États-Unis. – Parmi les publications mises prince Henry, et trente et une cartes de comtés. en vente par la maison Houghton, Mifflin et Cie,

de Boston et de New-York, pendant le mois de

mars, nous remarquons : les cuvres du philo– On annonce un nouveau volume de vers par

sophe et économiste Rowland C. Hazard, en Mr. Algernon Swinburne, sous le titre de Poems

quatre volumes; A Quaker Girl of Nantucket, roand Ballads, Third Series.

man plein de fraicheur et de grâce, par Mary

Catherine Lee, et les poésies d’Emma Lazarus. – Depuis le 20 mars, les éditeurs Cassel et Cic publient un nouveau journal hebdomadaire illus

Le 1er mars a paru à New-York (39, West tré, intitulé Work, et s'adressant aux ouvriers

Fourteenth Street) le premier numéro d'une pude tout ordre, aussi bien qu'aux amateurs et aux blication nouvelle intitulée La Revue française. artistes.

Elle a pour but de donner au public des États

Unis des oeuvres choisies parmi les meilleures – La Société anglaise pour l'étude des lé. des écrivains français, avec des éclaircissements gendes et des meurs des bohémiens (the Gipsy- quand il en est besoin et des études sur la langue Lore Society) commence la publication d'un jour- et la littérature françaises par des critiques et des nal où seront consignés les résultats des recher- professeurs compétents. La Revue française, ches de ses membres sur le sujet qui les intéresse sans être exclusive, s'attachera de préférence aux

æuvres contemporaines.

en commun,

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FRANCE

Alfred de Musset inédit. - Un professeur de Marseille a envoyé aux Annales un sonnet de Musset qu'il déclare absolument inédit. Il en tenait la copie de M. Pons, l'avant-dernier secrétaire de Sainte-Beuve. Le voici :

D'un autre côté, le correspondant du journal anglais the Bookseller appelle notre attention sur une lettre signée « Thomas Delta » et insérée dans l’Athenæum du 9 mars, où l'auteur analyse succinctement un fragment dramatique de cent trente-quatre vers intitulé Derniers moments de François Jer, et enfoui dans le Keepsake français de 1831. Les extraits qu'il en donne sont trop courts pour être d'un grand intérêt, et nous paraissent de plus défigurés par quelques fautes de transcription. Si le Keepsake français de 1831 nous tombe jamais sous la main, nous vérifierons pour nos lecteurs la trouvaille de Thomas Delta.

A George Sand.
Telle de l'Angelus la cloche matinale
Fait dans les carrefours hurler les chiens errants,
Tel ton luth chaste et pur, trempé dans l'eau lustrale,
O George, a fait pousser de hideux aboiements.
Mais quand les vents sifflaient sur ta muse au front pale,
Tu n'as pas remué ses longs cheveux flottants :
Tu savais que Phébé, l'étoile virginale
Qui soulève les mers, fait baver les serpents.
Tu n'as pas répondu, même par un sourire,
A ceux qui s'épuisaient en tourments inconnus
Pour mettre un peu de fange autour de tes pieds nus.
Comme Desdémona, t'inclinant sur ta lyre,

passé, tu n'as pas écouté,
Et tes grands yeux rêveurs ne s'en sont pas douté!

Un comité s'est décidément formé pour élever une statue au poète de Rolla et des Nuits. La souscription, ouverte par « la Jeunesse de France », se fait chez Lemerre, et paraît en bonne voie de succès. Une maquette de statue est déjà faite. Elle est l'œuvre d'un artiste aussi épris des

Quand l'orage

lettres que de son art, et auquel nous souhaitons ment en queue de poisson. Après une ordonnance sincèrement de ne pas avoir à supporter la même de non-lieu rendue au profit de M. Geffcken, qui déception que pour le monument de Balzac. avait livré le manuscrit à la Revue dirigée par Nous avons nommé M. Marquet de Vassclot. M. Rodenberg, voici que la saisie opérée sur les

numéros de la Deutsche Rundschau contenant le

journal incriminé est levée : tout est bien qui Une nouvelle Société littéraire. Une Société

finit bien. ouverte aux hommes de lettres et aux artistes de la Bretagne, du Poitou, de l'Anjou et du Maine,

Espagne. Une fête littéraire à Barcelone. vient de se fonder à Paris, sous le titre de Société

- Nous lisons dans l'Observateur français du artistique et littéraire de l'Ouest.

17 mars : Son but est essentiellement philanthropique; elle se propose d'affecter les fonds qu'elle re- « Une grande solennité littéraire a eu lieu à cueillera à encourager ses compatriotes qui, de- Barcelone le 16 février. Il y avait cinquante ans butant dans la carrière des lettres et des arts, ne qu'avait paru un recueil de belles poésies écrites trouvent pas dans le travail des moyens d'exis- dans une langue que l'on croyait morte, en catatence suffisants. Elle servira également à établir lan. Ces poésies, sous le titre Lo Gayter del Llodes relations confraternelles entre les artistes et bregat, furent d'abord publiées dans le Diario de les littérateurs originaires des quatre provinces Barcelone, sans porter le nom de leur auteur susdésignées.

devenu célèbre depuis, Joaquin Rubio y Ors. Le Les membres fondateurs ont définitivement succès de ces vers fut énorme. constitut leur bureau ainsi qu'il suit :

« L'idiome habituel, l'idiome vulgaire dans Président : M. Olivier Merson, critique d'art; lequel depuis si longtemps n'avait chanté aucun

Vice-présidents : MM. Eugène Bonnemère, poète, servait tout à coup à exprimer dans un homme de lettres, et Lansyer, artiste peintre'; beau langage les pensées les plus élevées, les

Secrétaire : M. René Huette, publiciste; émotions les plus douces. Ce fut un événement

Trésorier : M. F.-E. Adam, homme de lettres plus grand encore que celui que produisit chez et, ajoutons le, poète d'un vrai talent.

nous l'apparition de Mireille, où l'on voyait aussi un dialecte dédaigné redevenir une langue h ar

monieuse. Les annécs ont passé, mais l'æuvre de Un concours poétique en province. L'Acadé

Rubio y Ors a conservé son prestige. C'est ce mie des Muses santones vient de publier le pro

qu'a prouvé la glorieuse manifestation qui réugramme de son concours poétique de 1889.

nissait, dans la vaste salle du Congrès, une foule Comme les années précédentes, l'Académie fera

enthousiaste, heureuse de célébrer le cinquanimprimer à ses frais le meilleur volume de vers

tième anniversaire de la renaissance littéraire de qui lui sera présenté; l'auteur recevra gratuite

la Catalogne. De nombreuses poésies, dont plument 350 exemplaires de son œuvre, et le prix

sieurs étaient adressées à Rubio y Ors, d'élooffert

par
le Président de la République lui sera

quents discours se succédèrent aux applaudissedécerné. Ce prix consiste en une magnifique pièce

ments du public qui assistait à cette fête, et à la de la Manufacture nationale de Sèvres. Il y aura

grande émotion de celui en l'honneur de qui elle plusieurs autres prix.

avait lieu. Le programme complet du concours est adressé

« Le livre qui, voilà un demi-siècle, produisit à toute personne qui en fait la demande à M. Vic

une si vive, si durable sensation, méritait bien de tor Billaud, secrétaire de l'Académie, à Royan

reparaître en une édition nouvelle : aussi vient-on (Charente-Inférieure).

de publier le premier volume d'une splendide

réimpression du Gayter del Llobregat. Un seul ÉTRANGER

tome eût été bien insuffisant, parce que les nombreux amis, les admirateurs que

Rubio

у

Ors Allemagne. La « Deutsche Rundschau » et

compte dans toute l'Europe, ont voulu s'associer le procès Geffcken. – Nos lecteurs ont sans doute aussi à la solennité commémorative de Barcelone conservé quelque souvenir de cette affaire soule- en traduisant ses beaux vers dans leur langue. vée par le gouvernement allemand à propos de Le poète catalan a donc tour à tour été interprété la publication du journal de l'empereur Frédé- par des poètes espagnols, français, provençaux, ric III, affaire qui menaçait de prendre des pro- grecs, allemands, italiens, qui, de cette nouvelle portions exagérées et qui vient de finir piteuse édition, font réellement une édition polyglotte.

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Sous ce titre : Cotelle, Bedau, Bonnet, miniaturistes du xvije siècle, M.Jules Guiffrey donne à l’Art du jer mars une belle et solide étude sur un manuscrit de la Bibliothèque nationale intitulé : Cartes des marches et mouvements et plans de tous les ports occupés par l'armée du Roy commandée par Sa Majesté en personne pendant les campagnes des années 1675, 1676, 1677 et 1678, contre les armées confédérées d'Espagne, de Hollande et de Lunebourg ; cet ouvrage forme 4 volumes inscrits sous les no 7891,7892,7893 et 7894 du fonds français (Réserve).

On lira avec plaisir et profit, dans l'Instruction publique du 9 mars, une conférence de M. F. Brunetière sur Racine et Andromaque. On y apprendra que si les romantiques ont dénigré Racine à l'envi, c'est qu'il était trop réaliste, trop naturaliste pour eux, et que si ses contemporains l'ont tant discuté et finalement l'ont dégoûté du théâtre, c'est que, dans ses recherches de la société et de la nature, il s'éloignait trop des conventions scéniques de son temps.

Nous recevons le premier numéro d'une revue de petit format, la Chronique moderne (bimensuelle, 14 fr., 8, boulevard des Italiens), dirigée par MM. Gabriel Martin et Robert Bernier. Des vers inédits de Richepin, des critiques consciencieuses, quelques pages endiablées de Goudeau, une nouvelle de Léon Cladel, et beaucoup d'autres bonnes choses encore mettent du premier coup cette publication au rang de celles qu'il n'est pas permis d'ignorer.

- M. Victor Waille exhume, dans la Revue bleue du 2 mars, un poème inédit de Benjamin Constant, qui dormait ignoré dans les archives de la « Société d'agriculture, sciences et arts »),

de Poligny. Ce manuscrit contient plus de quatre mille vers de différentes mesures, formant un poème qui, sous le titre de : le Siège de Soissons, roman du vie siècle, en vers libres, est un violent et curieux pamphlet contre Napoléon.

Le Courrier de l’Art annonce comme devant incessamment paraître à la Librairie de l'Art, 29, cité d'Antin, les deux premiers volumes d'une série intitulée Bibliothèque littéraire de la Fa. mille, sous la direction de M. F.Lhomme, agrégé de l'Université et professeur au lycée Janson de Sailly.

– La Revue de géographie, que dirige avec autorité M. Ludovic Drapeyron, publie, dans son numéro de mars, le commencement d'une étude très intéressante sur le marchand-voyageur Tavernier (1670-1689). M. Ch. Joret, l'auteur de ce travail, a trouvé un manuscrit provenant de la bibliothèque de Lamoignon, qui renferme des fragments des six voyages de Tavernier, avec des variantes nombreuses et importantes. Il a aussi eu à sa disposition des documents inédits qui lui permettent de redresser plusieurs erreurs cou. rantes, et de déterminer le lieu de la mort et de la sépulture de ce célèbre voyageur.

- Dans la Grande Revue (25 février) que dirige avec tant de goût littéraire et artistique M. Arsène Houssaye, M. Armand Silvestre continue de rédiger ses curieux souvenirs sur un café d'artistes, et M. Octave de Parisis consacre quelques pages d'une fine psychologie à la Dépravation littéraire. Citons encore, au milieu de beaucoup d'articles remarquables à des titres divers le Théâtre en Russie : ses origines jusqu'à nos jours, par M. Pierre de Corvin (Nevsky).

- La Revue des langues vivantes, à laquelle le professeur A. Wolfromm a su assurer le succès (Havre, 9, rue Casimir-Perier, un an: 12 fr.), publie, dans son numéro de mars, une remarquable étude sur Samuel Taylor Coleridge, par un des jeunes littérateurs français qui connaissent le mieux la littérature anglaise, M. Gabriel Sarrazin.

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La Revue des sciences et des lettres commence, dans son numéro du 15 février, une série d'études sur les Agences des renseignements littéraires au xixe siècle, dus à M. A. Cabanès. Le premier article est, comme il convient, consacré à l’Argus de la presse, de M. Chérié.

La Revue du Cercle militaire (3 mars) poursuit un travail qui n'intéresse pas seulement les stratégistes, mais qui a une portée historique dont l'importance n'échappera à personne. L'auteur l'intitule : les Inspirateurs de Napoléon, et étudie particulièrement Maillebois et Bourcet en Italie, de 1733 à 1735.

- On lira avec plaisir dans la Revue générale les Petits Mémoires du xix® siècle, de M. Philibert Audebrand; les deux numéros du mois de mars sont consacrés à Roger de Beauvoir. Nous citerons aussi, dans le numéro du 16, l'étude de M. Arsène Arüss sur les chansons populaires de l'Espagne.

La Revue illustrée, cette belle et luxueuse publication de la Librairie d'art Ludovic Baschet, publie, dans son numéro du 15 février, une jolie étude sur le grand illustrateur et enlumineur des rues de Paris, Jules Chéret, par Frantz Jourdan. M. Chéret a lui-même dessiné les figures qui ornent ce spirituel et intéressant article.

Samedi-Revue (9 mars) continue la publication de la belle nouvelle de Conrad-Ferdinand Meyer, traduite par notre confrère et collaborateur M. Louis de Hessem. Cette livraison contient en outre des pages curieuses intitulées le Carnaval au moyen âge, par M. G. de Dubor, et une remarquable étude de M. Victor du Bled sur l'Esprit des orateurs de la Révolution. C'est la suite des intéressants travaux publiés par M. du Bled dans la Revue des Deux Mondes.

Dans les journaux quotidiens, depuis le 15 février, nous avons noté :

le romaïque vulgaire la place littéraire que le grec pseudo-classique a, selon lui, usurpée.

(22) Une critique élevée du roman psychologique récemment publié par M. Édouard Rod, le sens de la vie. Ce morceau est dû à M. André Hallays.

Écho de Paris (27 février) Une diatribre contre Alfred de Musset, par M. Edmond Lepelletier,

qui est coutumier du fait, à propos de la statue qu'on se prépare à lui elever.

(1er mars). Un dithyrambe de M. Henry Bauer en l'honneur d'Alfred de Musset et à propos de la même statue.

Ce journal continue de publier périodiquement des nouvelles d'un haut ragoût littéraire, signées de M. Théodore de Banville et de M. Guy de Maupassant.

Estafette (24 février). Une chronique où M. Francisque Sarcey fait une salade amusante et un peu vinaigrée de M. Renan, de M. Claretie, de Tolstoï, des hommes de la Révolution et de Jeanne d'Arc.

- Événement (18 mars). Un article de M. Pierre de Lano, intitulé Reporter et Romancier, où il parle du livre nouveau que prépare M. E. Zola, de l'utilité et du mérite des reporters, et des révélations qu'il pourrait faire sur les « auteurs parasites ».

Figaro (28 février). Sous le titre la Bonne Ligue, Caliban adresse des éloges humoristiques, mais sincères et sensés, à ceux qui ont pris en main la réforme scolaire et qui veulent donner aux exercices physiques une grande part dans l'éducation.

– (13 mars). Intéressant article du même écrivain sur le contre-amiral Pallu de la Barrière et son livre les Gens de mer.

Gazette de France (19 février). Le septième article de M. Clovis V. sur les questions universitaires, où il trace à grands traits et sans trop de parti pris une physiologie des professeurs de lycée.

Gil Blas (6 mars). Une critique assez fine intitulée par M. Paul Ginisty les Pastels de M. Paul Bourget.

(8 mars). Monaco, capitale de l'Europe, où M. Paul Arène expose, avec une raillerie douce et non dénuée de sympathie, le rêve d'un certain capitaine Alberto Rovere qui voudrait faire du provençal la langue universelle, et de Monaco le siège de l'école normale où se formeraient les futurs professeurs de cet idiome commun.

- Débats (16 février). Un joli article de M. Paul Desjardins sur les albums enfantins de M. Bou, tet de Monvel (Plon et Nourrit);

(17) Un compte rendu savant et intéressant à la fois, par M. Gaston Deschamps, d'un ouvrage grec, To taxidi mou, où M. Psichari réclame pour

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